La comtesse de Cadente reçoit pour le thé

Contrairement à ses habitudes, la comtesse de Cadente sortit à midi pour faire quelques emplettes, car elle avait invité la baronne de Rihenna-Fuutrh et la marquise de Fûstiges-Tonncul pour le thé. Lorsque sonna cinq heures à l’horloge du manoir, larbin avait déjà enfilé son uniforme de soubrette en latex et était fin prêt pour les accueillir.

— Quel bonheur de vous recevoir dans ma modeste demeure ! S’exclama la comtesse en faisant la bise à ses invitées.

— Il y a si longtemps que nous ne sommes pas venues au manoir ! On voit que tes rénovations sont enfin terminées ! dit la marquise de Fûstiges-Tonncul.

— Deux ans pour remplacer des armoires de cuisine en mélamine, il était à peu près temps. Ce qui a donné à mon connard de propriétaire la licence d’augmenter mon loyer, répondit tristement la comtesse.  

— Oh ! Je vois que la table est déjà montée ! Tu as vraiment mis les petits plats dans les grands! remarqua la baronne de Rihenna-Fuutrh.

— Un afternoon tea dans la plus pure tradition anglaise, ma chère – digne du salon de la septième duchesse de Bedford, dit fièrement la comtesse. On a des scones, de la crème anglaise, de la confiture, des sandwichs au concombre, du lime curd, des petits gâteaux… il ne manque plus que la thé. Larbin! Mais bon dieu, qu’est-ce que tu attends? Grouille ton cul!

Quand larbin se présenta avec la théière, il tomba nez-à-nez avec la baronne de Rihenna-Fuutrh qui s’exclama :

— Asticot ! Ça alors ! Je ne savais pas que tu servais maintenant la comtesse de Cadente!

— Je ne m’appelle plus asticot, madame. Je m’appelle maintenant larbin.

— Larbin? Vraiment? dit sourire en coin la baronne en regardant la comtesse.

— Meh. Je n’ai jamais été douée pour les noms, répondit-elle en haussant les épaules.

— C’est vrai que tu as appelé ton chat «minou», han… ajouta la marquise de Fûstiges-Tonncul.

La comtesse de Cadente soupira et dit: «Alors, on se le prend, ce thé?» en faisant signe à ses invités de prendre place à la table.

Dès que les trois femmes furent assises, larbin s’approcha et versa le thé fumant dans les tasses de porcelaine. Il avait passé tout l’avant-midi à astiquer l’argenterie, tout nu, enchaîné par le cou à l’ilot de la cuisine, un plug taille plus enfoncé dans le cul. Il avait ensuite préparé le goûter, placé le tout dans l’assiette à étages de faïence, plié artistiquement les serviettes de table, puis, quelques secondes avant l’arrivée des invitées, allumé les chandelles. Larbin voulait que tout soit parfait pour sa comtesse et il n’était pas peu fier du résultat.

— Goûtez-moi ce thé ! dit la comtesse. C’est un darjeeling qui m’a coûté la peau des fesses.

— Oh tu sais, moi le thé… je trouve que ça goûte toute la même affaire, répondit platement la marquise.

Quant à la baronne de Rihenna-Fuutrh, elle prit une gorgée, puis fit la grimace en s’écriant :

« Ouache! Mais c’est donc ben dégueulasse ce thé-là! Ça goûte la fumée… on dirait qu’il a été bouilli au-dessus d’un feu de camp!

La comtesse de Cadente renifla sa tasse, la porta à ses lèvres, puis, furieuse, en lança le contenu sur larbin qui cria de surprise.

— Je t’avais dit darjeeling, larbin! DARJEELING! Tous nous as préparé du lapsang souchong fumé!

— C’est la pire chose que je me suis mise dans la bouche de ma vie! pleurnicha la baronne de Rihenna-Fuutrh.

— Mais… mais… mais… balbutia larbin.

La marquise de Fûstiges-Tonncul regarda sévèrement la comtesse et siffla : «Je croyais que j’étais invitée dans une maison de bonne tenue. J’espère que tu ne laisseras pas passer cet affront et que tu puniras sévèrement ton domestique.»

— Et comment que je vais le punir! Larbin! La laisse!

Pendant que la comtesse attachait la laisse au collier de larbin, la marquise et la baronne prirent chacune un chandelier sur la table et toutes descendirent au donjon en laissant l’infâme lapsang souchong refroidir comme il le méritait. Les trois dames se mirent rapidement d’accord pour faire subir au domestique fautif le supplice de la cire chaude. La comtesse ordonna à larbin de se dévêtir et de se coucher sur le chevalet.

— Oh! Quelle jolie cage de chasteté! s’exclama la marquise de Fûstiges-Tonncul, admirative.

— Elle lui va à merveille, n’est-ce pas… dit la comtesse avec une fierté évidente.

«Pfff. Il ne voulait rien savoir de ce truc quand il était avec moi. Ce n’est pas juste…» se dit à elle-même la baronne de Rihenna-Fuutrh. Quant à la comtesse, elle annonça à larbin sa sentence après avoir attaché ses chevilles et ses poignets aux chaînes du chevalet :

«Nous allons maintenant couvrir ton torse de cire brûlante. Inutile de protester, il s’agit d’une punition raisonnable et proportionnée à ta faute. Et gare à toi si tu n’émets ne serait-ce qu’un mot de protestation!»

Larbin n’avait de toute façon aucune envie de protester. Le supplice de la cire était sa torture préférée – et puis, il avait prévu le coup en plaçant sur la table à thé des chandelles prévues à cet effet. Ce qui l’inquiétait, c’était surtout de ne pas pouvoir s’empêcher de bander. Il lança alors un regard suppliant à la comtesse qui comprit immédiatement de quoi il en retournait. Elle extirpa la clé qui était cachée entre ses seins et dit :

«Parce que tu as été si insolent, je vais t’enlever ta cage de chasteté pour que tu sois exposé au risque de te faire brûler la bite!»

Labin soupira de soulagement et se mit à bander dès que les doigts de la comtesse effleurèrent son corps. La suite se déroula dans les règles de l’art: la baronne et la marquise se relayèrent pour verser la cire brûlante sur le torse de larbin qui se tordait de douleur et de volupté. Et lorsque les chandelles moururent, marquise de Fûstiges-Tonncul supplia la comtesse :

«Allez, laisse-moi m’assoir sur sa face, j’ai la snatch en feu et il faut vraiment que je jouisse!»

La comtesse jeta un rapide regard à larbin qui acquiesça discrètement de la tête.

— Évidemment que tu peux! Nous satisfaire, larbin n’existe que pour ça.

— Chic alors! dit la marquise en envoyant valser son pantalon et sa culotte avant de grimper sur le chevalet.

— Et moi, je peux lui sucer la queue, en souvenir du temps où il était à mon service? demanda la baronne.

— Si ça te plaît de t’abaisser à ce point, je n’y vois aucun inconvénient, persifla la comtesse de Cadente.

Pendant que la marquise soupirait d’aise et que la baronne pompait la bite de larbin à qui mieux-mieux, la comtesse tira une chaise et s’installa confortablement pour profiter du spectacle. C’était beau comme un après-midi à la cour de Victoria, le jour de la Saint-Georges.

Lorsque larbin finit par demander «Est-ce que je peux jouir?» d’une voix oppressée, la comtesse sortit un scone de sa poche et demanda à la baronne de se retirer. Elle prit la bite de larbin avec son autre main et tout en le masturbant avec adresse, elle lui dit: «Tu peux». Larbin éjacula à longs traits et tartina le scone de foutre. Et quand la marquise de Fûstiges-Tonncul eut finalement son orgasme et fut descendue du chevalet, la comtesse de Cadente fourra le scone spermeux entre les lèvres luisantes de cyprine de larbin en lui disant: «Goûte. Tu vas voir, c’est encore meilleur que la crème Devon».

Il faut croire que la comtesse avait raison, parce que larbin n’en laissa pas une miette aux autres convives qui, un peu dégoûtées, préférèrent remonter au salon pour grignoter les gâteaux et les sandwichs au concombre.

 « J’ai drôlement bien fait de mettre le lapsang dans le pot de darjeeling pendant que larbin avait le dos tourné! », se dit beaucoup plus tard la comtesse de Cadente avant de se retirer dans ses appartements.

La comtesse de Cadente cadenasse son larbin

Comme à son habitude, la comtesse de Cadente sortit à six heures. Lorsqu’elle revint après son facial, sa mise en pli et sa manucure, elle décida que le temps était enfin venu d’initier larbin aux usages de la maison.

— Larbin ! Au donjon – et que ça saute ! cria-t-elle dès qu’elle eut franchi le pas de la porte du manoir.

— Tout de suite, comtesse, s’empressa de répondre larbin qui l’avait gentiment attendu, agenouillé sur le parquet de la cuisine, comme elle l’avait ordonné.

Courbaturé, il se releva avec un peu de difficulté, puis suivit la comtesse au sous-sol.

— Larbin, il est grand temps pour toi de passer à l’inspection, déclara la comtesse sur un ton grandiloquent. Enlève-moi vite tous ces vêtements moches, que je puisse constater de visu si j’ai bien fait de t’embaucher.

— Comme il vous plaira comtesse, répondit larbin en retirant immédiatement son jeans dont la braguette commençait déjà à être déformé par un début d’érection.

Lorsque la comtesse aperçut la bosse dans le slip de larbin, elle entra dans une colère noire.

— Mais qu’est-ce que je vois là? cria-t-elle. Qui t’a donné la permission de bander ?

— Pardonnez-moi, comtesse, je ne l’ai pas fait exprès, dit larbin en baissant la tête.

— J’ai bien peur que ces excuses soient insuffisantes, tempêta la comtesse. Tu te crois où, au juste? Aux danseuses? Au bordel? Je te rappelle que nous sommes dans une maison honnête et que jamais je te tolérerai de telles initiatives ! Si tous les domestiques se mettaient à bander comme ça, au gré de leurs fantaisies, où irait le monde? Imagine si tu avais mis cette chose sous le nez de la marquise de Fûstiges-Tonncul quand elle est venue prendre innocemment le thé au manoir? Ce comportement est inacceptable!

— Je… je suis confus, bredouilla larbin.

— Je ne peux permettre ce genre d’initiatives. Dépêche-toi de te désaper, il faut que je te corrige illico presto. Ensuite, on verra ce qu’on peut faire pour prévenir dans le futur ce genre d’incartade.

Larbin obéit avec enthousiasme, ce qui permit à la comtesse d’admirer son corps d’éphèbe. On aurait cru voir le David de Donatello prendre vie – l’épée en moins et les tatouages en sus. Émue devant tant de beauté, la comtesse dut se parler intérieurement pour se ressaisir et ne pas se laisser aller à des élans inappropriés de tendresse. Elle prit plutôt larbin par la main et l’obligea à s’installer le ventre contre le cheval d’arçons. Après l’avoir convenablement immobilisé, elle le fessa avec un paddle jusqu’à ce que son postérieur devienne écarlate. Larbin encaissa la punition de façon magistrale, non sans laisser échapper à l’occasion quelques couinements de bonheur. Et lorsque la comtesse estima qu’il en avait eu assez, elle ne put s’empêcher de poser sur une de ses fesses un baiser de reconnaissance.

— Bon, ça suffit le sentimentalisme, il est temps de régler pour de bon ton problème d’érection intempestive, dit la comtesse.

Elle ouvrit une de ses armoires et en sortit une cage de chasteté. Dès qu’il l’aperçut, larbin fut chaviré de bonheur.

— Madame la comtesse me fait un honneur dont je suis bien indigne, finit-il par murmurer, les larmes aux yeux.

— Indigne est bien le mot, mais aux grands mots les grands remèdes, n’est-ce pas, larbin?

Elle prit la cage et, avec mille précautions, y enferma le pénis et le scrotum de larbin, puis verrouilla l’appareil à clé.

— Tu vois comme elle est belle, cette cage? Tu as la fente pour pisser et c’est assez ouvert sur les côtés pour que tu puisses te laver. Il ne faudrait pas que cette bite s’encrasse, n’est-ce pas? Quant à la clé… je vais la garder sur une chaîne. Elle restera bien au chaud entre mes seins et moi seule déciderai quand viendra le temps pour toi de bander. Ne t’inquiète pas, je te laisserai purger ta prostate régulièrement. L’hygiène est la mère de toutes les vertus et comme je te l’ai dit, nous sommes dans une maison honnête.

— Je vous obéirai et tâcherai de vous apporter satisfaction, madame la comtesse.

— J’ai compte bien, joli cœur. Oh ! Et j’ai quelque chose d’autre pour toi.

La comtesse fouilla dans son sac et en sortit un collier d’esclave en cuir. Larbin acquiesça de la tête, alors elle l’attacha autour de son cou.

— Bienvenue chez toi, larbin. J’espère que tu t’y sentiras à l’aise.

— C’est tout ce que j’ai toujours voulu, madame la comtesse, dit larbin en essuyant une larme.

« Il faut que je me méfie du coup de foudre, je suis vraiment trop romantique », se dit plus tard la comtesse de Cadente avant de se retirer dans ses appartements.

La comtesse de Cadente donne ses instructions

Comme à son habitude, la comtesse de Cadente sortit à six heures. Elle revint bien vite au manoir avec une cravache toute neuve, car c’était un grand jour : celui où elle allait accueillir son larbin et lui donner ses instructions domestiques. Après la visite des chambres et de la cuisine, la comtesse – suivie deux pas derrière par son larbin – arrive enfin au donjon.

— Comme pour mon argenterie, mes outils de discipline ont besoin d’un soin constant et méticuleux, dit la comtesse en ouvrant ses armoires. Mes fouets et mes martinets de cuir ont besoin d’être protégés, nettoyés et régulièrement nourris à la glycérine. Et tu sais quoi faire avec ces tenues de latex?

— Oui comtesse, répondit respectueusement larbin.

La comtesse lui asséna alors un coup de cravache qui le scia de surprise.

— Quelle réponse insolente! Pourquoi te croirais-je sur parole? Dis-moi comment faire.

Le rouge au front (et à la fesse), larbin expliqua d’une voix oppressée :

« Il ne faut pas suspendre les vêtements en latex, ni les exposer au soleil, car les rayons ultraviolets les dégradent. Il faut les entreposer, soigneusement pliés, à l’obscurité – dans un sac à vêtements ou quelque chose de similaire. Il est important de ne pas superposer différentes couleurs de latex, parce que les couleurs peuvent saigner. Il ne faut pas non plus les exposer à des températures de moins de six degrés ou les exposer aux parfums, aux déodorants, aux huiles, au sang et surtout à tout ce qui contient de l’huile, qui peut provoquer une réaction chimique délétère… »

Labin reçut un autre coup de cravache qui le fit sursauter et perdre le souffle.

— Délétère? Tu te penses à l’Académie française, larbin?

— Je m’excuse. Je voulais dire « néfaste », comtesse.

— Bien. Continue, maintenant.

Larbin prit une grande respiration, puis dit :

« Il ne faut pas laver le latex à la machine, ni le sécher à la sécheuse, ni le repasser. Après utilisation, il faut laver les vêtements à l’eau tiède avec du savon pour les mains ou du liquide vaisselle, puis rincer et sécher avec un chiffon doux. Ensuite, on doit les saupoudrer de talc à l’intérieur et vaporiser un produit d’entretien brillant à l’extérieur – uniquement des produits à base d’eau. »

— Parfait ! Maitenant, passons à l’entretien de la cuvette des toilettes. Il se trouve que j’ai une envie pressante, alors à genoux !

Larbin obéit, ouvrit grand la bouche et n’en échappa pas une goutte sur son body de latex, ce qui confirma à la comtesse qu’il savait vraiment comment prendre soin de ses précieux accessoires.

« J’aurais dû prendre des notes, je n’ai jamais su comment entretenir ces trucs… ah la la, tout le fric que j’ai pu perdre depuis toutes ces années… », se dit beaucoup plus tard la comtesse de Cadente avant de se retirer dans ses appartements.

La comtesse de Cadente embauche son larbin

Comme à son habitude, la comtesse de Cadente sortit à six heures. Elle se rendit dans ce donjon aux portes de la ville où se tenait, comme tous les vendredis soirs, un grand marché où les serviteurs et les domestiques venaient offrir leurs services à long terme et s’engager sous contrat synallagmatique. C’est là qu’elle rencontra un jeune homme bien sous tous rapports, mince, fringant et à la dentition intacte. 

La comtesse s’approcha de lui, caressa son sexe avec le bout de sa cravache, tâta sa croupe et en apprécia l’élasticité en connaisseuse.

— Quel âge as-tu, mon garçon?

— Vingt-deux ans, madame.

— C’est un âge idéal pour entrer au service d’une dame qui en a presque le double. Quelles sont tes qualifications?

— Je sais faire la cuisine, le ménage, la lessive, l’entretien du jardin et préparer le thé selon la méthode anglaise, madame.

— Excellent, excellent… Il se trouve que j’applique de façon stricte les méthodes de l’éducation anglaise, alors nous serons en pays connu. As-tu des références?

— J’ai été au service de la baronne de Rihenna-Fuutrh pendant plus d’un an ; elle se porte garante de ma loyauté et de ma docilité.

— Et comment t’appelles-tu, gamin?

— Je m’appellerai comme bon vous plaira, madame.

— Dans ce cas, je te nomme larbin – et je t’engage sur-le-champ.

« C’est triste de manquer à ce point d’imagination quand vient le temps de nommer mes jouets… », se dit beaucoup plus tard la comtesse de Cadente avant de se retirer dans ses appartements.