La comtesse de Cadente fête son anniversaire

Comme à son habitude, la comtesse de Cadente se coiffait avant de sortir à six heures lorsque son larbin se présenta respectueusement à elle en tenant dans ses bras un cadeau emballé avec soin.

«Pour vous, comtesse, ces modestes cadeaux d’anniversaire» lut la comtesse sur la carte.

— Oh! Tu t’en es souvenu! Tu es trop chou, larbin…

La comtesse déchira le papier, ouvrit la boite et y trouva un gode-ceinture de taille impressionnante.

— C’était écrit «cadeaux» au pluriel. Je n’en vois qu’un seul, larbin.

Pour toute réponse, larbin retira son uniforme, le plia avec soin et le déposa sur la table. Il s’agenouilla ensuite devant sa comtesse, puis lui présenta son arrière-train où était enfoncé un plug en inox surmonté d’une pierre de strass.

— C’est pour moi? Quelle gentille attention ! Tu devrais voir comme il scintille à la lumière…

La comtesse s’amusa un peu avec son nouveau jouet, le fit glisser, aller et venir dans le cul de son larbin qui soupirait gentiment.

— Voyons maintenant ce strap-on… je me sens comme une gamine le matin de Noël ! Viens dans la chambre larbin, il faut que tu accomplisses ton devoir conjugal.

Ils se rendirent donc tous deux dans la chambre à coucher de larbin. Tout sourire, la comtesse enfila son organe viril tout neuf. Elle attrapa ensuite son larbin par les cheveux, le tira vers elle, le retourna et plaça le gland de latex contre sa bouche. Larbin ne se laissa pas prier et ouvrit la bouche et entreprit de sucer le phallus postiche du mieux qu’il pouvait.

— Tu as intérêt à bien l’enduire de salive, car j’ai l’intention de profiter à fond de mon cadeau d’anniversaire, dit-elle d’un ton sévère qui cachait mal son attendrissement. Tu vas te faire enculer à sec, c’est moi qui te le dis!

(En réalité, c’était de la frime, parce qu’elle avait déjà en main le tube de lubrifiant.)

— À quatre pattes sur le lit, comme un chien. Dépêche-toi !

Les fesses en l’air, la tête retournée pour voir ce qu’elle allait faire, larbin se prépara pour l’estocade. La comtesse de Cadente lubrifia abondement le gode et le rectum de larbin qui enfonçait sa tête dans les oreillers en plantant ses mains sur le matelas. La comtesse s’approcha et, les mains plaquées sur les hanches de larbin, elle plaça le gland de la bite postiche contre son cul et poussa délicatement. L’anus de larbin se dilata, s’ouvrit sous la pression pour lentement laisser passer le gode.

Larbin se crispa et la comtesse s’en redit compte immédiatement.

— Détends-toi. Une fois que tout sera entré, ça ira comme un charme.

— Oui, comtesse, dit larbin, le souffle coupé.

La comtesse continua tout doucement la pénétration en restant à l’affut des réactions de larbin. Elle s’attendait à ce qu’il prononce le safe word à tout moment, mais il resta silencieux, se contentant de gémir et de soupirer. Lorsque toute la bite de latex fut entrée, la comtesse entreprit de le limer en bonne et due forme; ses hanches claquaient sur les fesses de larbin qui savourait chaque estocade.

Après quelques minutes à peine, la respiration de larbin s’accéléra alors qu’il sentit monter la jouissance. Sans même avoir une érection, il se mit à éjaculer – ou plutôt, son pénis se mit à baver du sperme à l’intérieur de sa cage de chasteté. Son corps entier était traversé de tremblements – une sensation qu’il n’avait jamais éprouvée. C’était un orgasme inouï, très différent de tous ceux qu’il avait expérimenté par la stimulation de son sexe.

— Maman! se surprit à crier larbin.

Attendrie (et un peu fatiguée par les coups de bassins), la comtesse se retint de rire et décida plutôt de jouer le jeu:

— Maman voit que tu as englué ta cage. C’est très méchant et tu seras puni, c’est certain. En attendant, elle te laisse la clé : va me laver tout ça, remets-la et reviens me voir quand ce sera fini.

Elle laissa la clé sur le cul poisseux de lubrifiant de larbin, puis marcha à pas de velours vers la porte chambre. Avant qu’elle ne soit sortie, larbin releva la tête et dit:

— Bonne anniversaire, madame la comtesse.

— Merci, mon chéri.

Ils furent tous deux surpris par cet élan soudain de tendresse. Larbin fut si troublé qu’il enfonça son visage dans l’oreiller; quant à la comtesse, rougissante, elle ferma la porte à la hâte.

« On dira ce qu’on voudra, c’est moins l’objet lui-même que l’emballage et l’intention qui fait le bonheur de recevoir le cadeau », se dit beaucoup plus tard la comtesse de Cadente avant de se retirer dans ses appartements.

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