La comtesse de Cadente arrête de fumer

Comme à son habitude, la comtesse de Cadente sortit à six heures. Elle revint au manoir avec de la gomme à mâcher à la nicotine et beaucoup de bonnes intentions.

— Si j’arrête, c’est bien parce que tu me l’as demandé avec insistance, soupira la comtesse en regardant dans son paquet sa dernière cigarette.

— C’est pour le bien de madame la comtesse, répondit larbin. D’ailleurs, je sais que madame a essayé à plusieurs reprises, sans succès. J’ai donc pris l’initiative de m’assurer que cette fois-ci sera la bonne.

— Et c’est pour cela que tu t’es habillé en haillons comme Cendrillon.

— Si madame veut bien me faire l’honneur de m’appeler cendrier pour cette occasion toute spéciale…

La comtesse jeta un autre regard mélancolique à sa cigarette puis ordonna :

— Cendrier ! Vas nettoyer la litière du chat. Quand ce sera fait, je veux que tu fasse la lessive et la vaisselle. Oh! Et n’oublie pas d’épousseter dans le donjon. Ensuite, je veux que tu frottes à genoux le parquet de la cuisine; je veux que ça brille !

— Tout de suite, madame la comtesse. Tout sera fait selon vos désirs.

Larbin se mit donc de bon cœur à l’ouvrage en chantant «Pauvre cendrier! ♪ Dès qu’il veut se reposer, les harpies se mettent à brailler ♪ Cendrier! Cendrier!  ♫ Patati et patata toute la journée, ça n’arrête pas, ♫ faut faire le feu et la cuisine, ♪ la vaisselle, le ménage, le repassage, le lavage, ♫ c’est vraiment de l’esclavage…». Lorsqu’il eut enfin terminé ses corvées, il retourna voir la comtesse qui n’avait pas bougé et regardait encore tristement sa dernière cigarette.

— La litière est propre, le plancher reluit, la vaisselle est rangée, les vêtements sont pliés et le donjon est exempt de toute poussière, madame la comtesse.

— Tant mieux, répondit la comtesse, parce qu’il faut que cette clope soit fumée avant le douzième coup de minuit. Viens avec moi, Cendrier, il est presque l’heure.

Sa dernière cigarette entre les lèvres, la comtesse mit la laisse à larbin, puis ils descendirent tous deux au donjon qui était effectivement d’une propreté impeccable.

— À poil, cendrier ! Et couche-toi sur le dos sur le matelas de sol, ordonna la comtesse.

Larbin obéit et la comtesse le débarrassa de sa cage de chasteté. Elle sortit ensuite son briquet de son bustier de latex, puis alluma sa smoke. Elle inhala à fond, savourant la caresse rude et râpeuse dans ses poumons, puis souffla la fumée directement au visage de larbin qui se mit immédiatement à tousser.

— Ouvre la bouche, cendrier ! Montre-moi si tu es digne de ton nom, dit la comtesse.

Elle tapota sa cigarette au-dessus de la bouche de larbin pour y faire tomber la cendre. Délicieusement humilié – comme il l’avait tant souhaité –, larbin se mit à bander alors que sa maîtresse continuait à souffler la fumée de sa dernière clope à son visage et de se débarrasser de la cendre dans sa bouche. Lorsqu’il ne resta à peine plus qu’un mégot, la comtesse retira sa culotte, enjamba larbin et plaça son gland contre le vestibule de sa vulve et dit :

— Voilà, on en est aux douze coups de minuit. Tu as douze coups pour jouir – pas un de plus, pas un de moins. Compris?

— Oui madame la comtesse, répondit larbin d’une voix oppressée.

— Ahem… Et… Hum… Tu es certain pour la «finale»? Je veux dire… ça va brûler atrocement, ça va laisser une cicatrice et avec la cendre, il y a un risque important d’infection. Il me semble que ce n’est pas du tout une bonne idée.

— Je veux que la dernière cigarette de madame soit mémorable, murmura simplement larbin.

— Dans ce cas… fais ce que tu as à faire – et que ça saute !

Pendant que la comtesse savourait les dernières bouffées de sa cigarette, larbin pénétra onze fois le sexe de sa maîtresse adorée. Et juste avant le douzième coup de minuit, la comtesse écrasa son mégot contre le sternum de larbin, qui hurla de douleur en éjaculant.

Lorsqu’ils eurent quitté le donjon, la comtesse lava et pansa la brûlure de larbin, qui lui dit, le regard plein de reconnaissance :

— Je porterai pour toujours contre mon cœur la trace de cette dernière cigarette et vous la monterai chaque fois que l’envie de recommencer à fumer sera trop forte.

Émue, la comtesse se blottit contre larbin et lui dit: «Quelle chance j’ai de t’avoir à mon service, chéri». Ils firent ensuite l’amour tendrement et la comtesse jouit en imbibant l’édredon.

«Shit, Là, j’aurais VRAIMENT envie d’une cigarette», se dit ensuite la comtesse de Cadente, avant de se retirer dans ses appartements.

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