La comtesse de Cadente se fait offrir un bouquet

Comme à son habitude, la comtesse de Cadente sortit à six heures. Quand elle retourna au manoir, labin l’attendait dans le vestibule, un bouquet à la main.

— Oh ! Une rose ! Quelle délicate attention, larbin ! s’écria la comtesse. Mais pourquoi tout ce feuillage weird?

— Faites attention, comtesse. N’y touchez pas sans mettre des gants : c’est de l’ortie. Les tiges et les feuilles sont recouvertes de poils urticants contenant de l’acide formique qui peuvent causer des démangeaisons intenses et…

— Ok, ça va, inutile de me réciter toute la Flore Laurentienne, frère Marie-Vic-larbin. Si je comprends bien, la rose est pour moi et les orties sont pour toi?

— Jamais n’oserais-je suggérer à la comtesse quel châtiment convient aux fautes que j’ai commises, dit larbin en rougissant.

— C’est quand même ce que tu viens de faire, répondit la comtesse en haussant les épaules. Tant qu’à y être, aussi bien me dire aussi quelles fautes tu as commises qui méritent une telle punition, comme ça ma job de maîtresse sera faite sans le moindre effort de ma part.

— Hum… Disons que j’ai teint le caniche de madame en rose en voulant lui faire plaisir, car c’est la couleur préférée de madame, dit larbin en se frottant le menton.

— QUOI? Ma Kiki chérie ! Pour vrai?

— Non.

— Jeune insolent ! Pour ce mensonge et cette frousse horrible que tu m’as donnée, tu mérites d’être cruellement châtié!

— Dois-aller chercher les gants de caoutchouc et les menottes, comtesse?

— Oh que oui ! Avec de la ficelle de chanvre, des ciseaux et un vase rempli d’eau pour ma rose!

Larbin partit chercher tout le nécessaire pour sa punition en trottinant d’excitation. Quant à la comtesse, elle appela sa chienne Kiki pour s’assurer qu’elle était exempte de toute trace de teinture. Lorsqu’elle eut fini de l’inspecter et qu’elle fut rassurée, larbin avait déjà placé sur le guéridon le matériel requis pour son châtiment.

— Des gants de vaisselle jaunes? Vraiment? dit la comtesse en les enfilant.

— Ce sont les seuls disponibles dans le manoir de madame, répondit larbin en se déculottant.

— On va devoir bientôt refaire provision, les stocks du donjon commencent à être sérieusement dégarnis, commenta la comtesse en mettant sa rose dans le vase.

Elle ficela ensuite les orties pour en faire un bouquet facile à manier, puis menotta les poignets et les chevilles de larbin aux montants du lit de façon à ce que son joli cul rebondi et blanc comme le lait soit dans la position idéale pour recevoir la fessée.  

Aux premiers coups, la peau fouettée s’empourpra. Larbin se crispa, la douleur fut si immédiate est si intense que retenir ses larmes s’avéra impossible. Les fesses du domestique se mirent à danser, comme mues d’une volonté propre, tentant d’échapper aux piqures de l’ortie.

— Pité! Pitié comtesse! Je souffre le martyre! cria larbin en tordant désespérément ses fesses en tous sens.

Mais puisqu’il n’avait pas prononcé le safeword, la comtesse comprit qu’elle avait tout le loisir de poursuivre le châtiment. Bien vite, la peau de larbin se couvrit d’innombrables points rouges qui faisaient comme un soleil sur ses fesses. Ces points rouges se transformèrent ensuite en petits monticules blanchâtres qui ne cessaient de grossir. La douleur devenant de plus en plus aigüe, larbin se mit à sangloter et mouilla l’oreiller de ses larmes.

Après quelques minutes, larbin obtint enfin ce qu’il avait tant souhaité. La douleur se dissipa graduellement et se produisit comme une éclaircie. La sensation de piqûres s’estompa et larbin finit par ne plus ressentir qu’une énorme chaleur qui embrasa son postérieur. Cette chaleur intense et anesthésiante se diffusa dans les pourtours de la zone fouettée et précisément dans les zones érogènes voisines, si bien que les supplications firent bientôt faire place à de douces plaintes.

— Oh… Oh… Je… Oui… Encore… geint larbin qui avait décidément perdu la tête.

Sachant qu’il ne faut pas trop se fier aux paroles d’un homme fouetté qui n’a pas prononcé son safeword, la comtesse se concentra plutôt à la lecture des réactions corporelles de larbin. «Dès lors que les fesses cessent de se crisper et de se tordre c’est que le plaisir d’être puni est là. Quand on voit des fesses qui ondulent délicieusement et s’offrent complaisamment, on peut continuer la fessée», se dit-elle, philosophe.

Et lorsque tout fut terminé, que toute honte fut bue et que tout jouissance fut eue, la comtesse détacha larbin, lava soigneusement ses fesses et les enduisit d’onguent à l’aloès. Elle l’embrassa ensuite tendrement avant de le border pour la nuit.

 «Comme un soleil, comme une éclaircie, comme une fleur que l’on cueille entre les orties», chantonna tout bas la comtesse de Cadente en refermant la porte, avant de se retirer dans ses appartements.

Un commentaire sur “La comtesse de Cadente se fait offrir un bouquet

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s