La comtesse de Cadente cadenasse son larbin

Comme à son habitude, la comtesse de Cadente sortit à six heures. Lorsqu’elle revint après son facial, sa mise en pli et sa manucure, elle décida que le temps était enfin venu d’initier larbin aux usages de la maison.

— Larbin ! Au donjon – et que ça saute ! cria-t-elle dès qu’elle eut franchi le pas de la porte du manoir.

— Tout de suite, comtesse, s’empressa de répondre larbin qui l’avait gentiment attendu, agenouillé sur le parquet de la cuisine, comme elle l’avait ordonné.

Courbaturé, il se releva avec un peu de difficulté, puis suivit la comtesse au sous-sol.

— Larbin, il est grand temps pour toi de passer à l’inspection, déclara la comtesse sur un ton grandiloquent. Enlève-moi vite tous ces vêtements moches, que je puisse constater de visu si j’ai bien fait de t’embaucher.

— Comme il vous plaira comtesse, répondit larbin en retirant immédiatement son jeans dont la braguette commençait déjà à être déformé par un début d’érection.

Lorsque la comtesse aperçut la bosse dans le slip de larbin, elle entra dans une colère noire.

— Mais qu’est-ce que je vois là? cria-t-elle. Qui t’a donné la permission de bander ?

— Pardonnez-moi, comtesse, je ne l’ai pas fait exprès, dit larbin en baissant la tête.

— J’ai bien peur que ces excuses soient insuffisantes, tempêta la comtesse. Tu te crois où, au juste? Aux danseuses? Au bordel? Je te rappelle que nous sommes dans une maison honnête et que jamais je te tolérerai de telles initiatives ! Si tous les domestiques se mettaient à bander comme ça, au gré de leurs fantaisies, où irait le monde? Imagine si tu avais mis cette chose sous le nez de la marquise de Fûstiges-Tonncul quand elle est venue prendre innocemment le thé au manoir? Ce comportement est inacceptable!

— Je… je suis confus, bredouilla larbin.

— Je ne peux permettre ce genre d’initiatives. Dépêche-toi de te désaper, il faut que je te corrige illico presto. Ensuite, on verra ce qu’on peut faire pour prévenir dans le futur ce genre d’incartade.

Larbin obéit avec enthousiasme, ce qui permit à la comtesse d’admirer son corps d’éphèbe. On aurait cru voir le David de Donatello prendre vie – l’épée en moins et les tatouages en sus. Émue devant tant de beauté, la comtesse dut se parler intérieurement pour se ressaisir et ne pas se laisser aller à des élans inappropriés de tendresse. Elle prit plutôt larbin par la main et l’obligea à s’installer le ventre contre le cheval d’arçons. Après l’avoir convenablement immobilisé, elle le fessa avec un paddle jusqu’à ce que son postérieur devienne écarlate. Larbin encaissa la punition de façon magistrale, non sans laisser échapper à l’occasion quelques couinements de bonheur. Et lorsque la comtesse estima qu’il en avait eu assez, elle ne put s’empêcher de poser sur une de ses fesses un baiser de reconnaissance.

— Bon, ça suffit le sentimentalisme, il est temps de régler pour de bon ton problème d’érection intempestive, dit la comtesse.

Elle ouvrit une de ses armoires et en sortit une cage de chasteté. Dès qu’il l’aperçut, larbin fut chaviré de bonheur.

— Madame la comtesse me fait un honneur dont je suis bien indigne, finit-il par murmurer, les larmes aux yeux.

— Indigne est bien le mot, mais aux grands mots les grands remèdes, n’est-ce pas, larbin?

Elle prit la cage et, avec mille précautions, y enferma le pénis et le scrotum de larbin, puis verrouilla l’appareil à clé.

— Tu vois comme elle est belle, cette cage? Tu as la fente pour pisser et c’est assez ouvert sur les côtés pour que tu puisses te laver. Il ne faudrait pas que cette bite s’encrasse, n’est-ce pas? Quant à la clé… je vais la garder sur une chaîne. Elle restera bien au chaud entre mes seins et moi seule déciderai quand viendra le temps pour toi de bander. Ne t’inquiète pas, je te laisserai purger ta prostate régulièrement. L’hygiène est la mère de toutes les vertus et comme je te l’ai dit, nous sommes dans une maison honnête.

— Je vous obéirai et tâcherai de vous apporter satisfaction, madame la comtesse.

— J’ai compte bien, joli cœur. Oh ! Et j’ai quelque chose d’autre pour toi.

La comtesse fouilla dans son sac et en sortit un collier d’esclave en cuir. Larbin acquiesça de la tête, alors elle l’attacha autour de son cou.

— Bienvenue chez toi, larbin. J’espère que tu t’y sentiras à l’aise.

— C’est tout ce que j’ai toujours voulu, madame la comtesse, dit larbin en essuyant une larme.

« Il faut que je me méfie du coup de foudre, je suis vraiment trop romantique », se dit plus tard la comtesse de Cadente avant de se retirer dans ses appartements.

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